Accéder à Internet en Quetchua

Internet est une magnifique bibliothèque à l’accès (pour le moment ?) libre. Enfin, … encore faut-il un ordinateur, une connexion et un navigateur ! Or ces outils fonctionnent dans les seuls langues dominantes. Les locuteurs de langues minoritaires, lorsqu’ils sont monolingues, ont donc des difficultés à effectivement utiliser les ressources se trouvant en ligne. Mozilla compte remédier à ce problème, pour les locuteurs de quetchua tout au moins.

En partenariat avec le collectif Runasimipi, Mozilla traduit en quetchua trois packs différents de son fameux navigateur : un basique, un complet et un pour téléphone portable. Avec ces nouveaux outils, les acteurs de ce projet comptent bien faire du quetchua une langue actuelle, reliée aux besoins du présent.

En effet, comme de nombreuses langues autochtones (et langues minoritaires en général), le quetchua souffre de son lien avec le passé, la tradition, l’immuable. Il est vu par les plus jeunes générations comme un frein à la modernité. Pourtant, modernité il n’y a pas, aujourd’hui, sans Internet. Le Manifeste de Runasimipi souligne ainsi que :

Nuestro sueño es que cualquier niño andino que vaya a una cabina pública de internet en el futuro tenga la opción de ver todo en su lengua materna.

(Notre rêve [celui de de Runasimipo] est que tout enfant andin, qui aille dans un cybercafé dans le futur, ait le choix de tout voir dans sa langue maternelle.)

A l’heure actuelle, 75,8% des 7 milliards d’internautes (chiffres au 31 décembre 2011), vivent dans seulement 20 pays. Il est grand temps que cela change ! Il est grand temps qu’Internet se démocratise !

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