Le russe, toujours pas reconnu en Lettonie

Le 18 février dernier, un référendum a eu lieu en Lettonie, dont le but était de demander aux citoyens si oui ou non la langue russe devait être reconnue comme co-officielle. Les résultats ne sont pas ceux attendus par les personnes appartenant à la minorité russe ayant initié cette consultation populaire : le NON sort avec plus de 70% des votes.

Comment dans un Etat au sein duquel 38% de la population est russophone, un tel chiffre s’explique-t-il ? Assurément par le fait que nombreux sont les membres de la minorité russe de Lettonie qui n’ont pas la citoyenneté lettone (environ 300 000 personnes). Ils n’ont donc pu participer au référendum. Pourtant, les russes sont présents de longue date sur le territoire letton actuel ; il ne s’agit pas simplement, comme l’histoire récente laisserait peut-être le penser, que de personnes arrivées sous le régime soviétique qui se seraient installées.

Malgré ce jeu des citoyennetés, les résultats du référendum montrent la réelle nécessité de prendre en compte cette minorité au minimum dans ses territoires d’implantation substantielle, comme dans la région de Latgalia où plus de la moitié des votants sont en faveur de la co-officialité du russe.

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