Territoires autochtones et parcs nationaux : superposables ?

L’une des revendications la plus répétée des peuples indigènes est celle du respect de leur environnement, de sorte qu’ils puissent continuer à pratiquer leur mode de vie traditionnel. Les barrages hydroélectriques, les mines dont celles à ciel ouvert, la coupe massive d’arbres, l’utilisation de produits toxiques sont autant de modes d’exploitation qui vont à l’encontre des pratiques autochtones traditionnelles, basées sur le respect et l’utilisation contrôlée de la nature.

On pourrait donc penser, que de faire d’un territoire autochtone une réserve naturelle ou, à l’inverse, de satisfaire les réclamations de terres des peuples autochtones en leur allouant un droit sur les parcs nationaux sont tout à fait envisageables. Ce genre de politique du « deux en un » est relativement répandu, car il donne l’impression de gérer deux problématiques de front.

Mais attention, quel statut prime dans le cas où les peuples autochtones auraient envie de changer leur mode de vie et de ne plus protéger tant que cela Dame nature ? La protection de l’environnement est-elle plus forte que les droits des peuples autochtones à leur terre et à la libre gestion de celle-ci ? Si répondre à cette question est délicat, il n’en est pas moins certain que tout peuple à le droit à l’auto-détermination, le droit de choisir comment il veut vivre, de respecter ses traditions ou de les abandonner.

Les territoires autochtones ne sont pas des musées ! A nous de ne pas figer les cultures à l’idée que l’on a d’elles à un instant T.

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